(extrait du
rapport sur le télétravail Européen 1999 par la Commission
Européenne)
Belgique
et Luxembourg
La Belgique et le Luxembourg sont
des pays petits, denses en terme de population et disposant d’un réseau
étendu d’autoroutes et de voies ferrées.
Ces facteurs combinés, combinés
avec la concentration de bureau relativement petits dans les grandes villes
et dans leurs périphéries où ils ont un poids économique
importants, ne jouent pas en faveur du télétravail. Néanmoins,
les autorités belges considèrent que le télétravail
présente un potentiel intéressant pour aider à résoudre
les problèmes d’embouteillages croissants et le niveau élevé
du chômage dans les anciennes zones industrielles.
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Facteurs clés
: L’association belge pour le télétravail (Belgian
Teleworking Association, http://www.bta.be),
très active, s’est restructurée au cours du premier semestre
de 1998, engendrant un surcroît d’activités et une hausse
des inscriptions. Depuis fin 1998 existe également la nouvelle association
du Luxembourg (http://www.alta.lu).
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Le télétravail suscite
beaucoup d’intérêt de la part du public, générant
toutes sortes d’activités et d’événements.
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Les embouteillages et la pollution résultante
que l’on peut régulièrement constater à l’intérieur
et à la périphérie de Bruxelles (1 million d’habitants
et 250000 travailleurs en transit) constituent une bonne motivation pour
réduire l’utilisation des voitures et les déplacements inutiles.
Des primes destinées aux employés qui prennent des mesures
dans ce domaine sont en cours de discussion au parlement, et devraient
intégrer des projets de télétravail.
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Le Ministre Fédéral des
Affaires Economiques et des Télécommunications a lancé
Agora’98, une convention rassemblant plus de 300 experts sur les questions
de la société de l’information. Il les a chargés,
en parallèle avec son Comité de Consultation des Télécommunications,
de produire des « recommandations concernant la transition de la
Belgique vers la Société de l’Informatique », englobant
le télétravail.
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Dans l’ancienne zone industrielle de
Wallonie, des agences du gouvernement (ForEm) et des établissements
de formation (Euro-Télétravail) s’attachent à revaloriser
les compétences de la population active afin de l’intégrer
à la société de l’information et intègrent
le télétravail à leurs programmes dans une optique
de mobilité et de recyclage.
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La Belgique est en train d’accroître
son rôle de centre d’accueil des nouvelles entreprises articulées
autour du télétravail, ainsi que des opérations telles
que les centres d’appel.
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Contraintes :
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Les régions fortement individualistes,
dotées de différentes langues et cultures, s’opposent à
ce que les habitants d’une région télétravaillent
pour des sociétés se trouvant dans une autre, exception faite
de « l’attraction » exercée par la capitale (et troisième
région), Bruxelles.
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Dans le centre ville, un gros pourcentage
d’individus travaillent dans des bureaux relativement petits et dans des
petits sièges de fédérations et d’associations européennes
; la nature du travail et sa moindre portée ne sont pas propices
à un usage intensif des technologies informatiques et télécom
ou du travail à distance. Cet état de fait peut changer car
les méthodes en ligne deviennent de plus en plus présentes
dans les directions générales de la Commission Européenne,
d’autant plus si la Commission souhaite servir elle-même d’exemple
en matière de travail à distance.
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La densité du réseau autoroutier
et de chemin de fer, la comptabilité du pays (30 000 km2 pour 10
millions d’individus), et la facilité d’accès de toutes les
régions, sont autant de facteurs qui freinent l’intérêt
porté au travail à distance.
Certaines études indiquent que
les coûts supplémentaires générés par
le télétravail, de même que les difficultés
de la gestion à distance constituent encore des facteurs importants
d’inhibition.
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