Les
principales tendances du travail à distance
L'expansion
du travail à distance
Statut
du travail à distance en Europe
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Les principales tendances
du travail à distance
Il y a dix ans, le télétravail était une façon particulière de travailler, concernant seulement une élite technologique, mais il s’est depuis transformé en une forme d’organisation du travail de plus en plus banale dans certains Etats-membres et/ou secteurs économiques importants. De nos jours, en 1999, il y a plus de 9 millions d’Européens engagés dans ces nouvelles pratiques de travail impliquant directement l’utilisation des NTIC. La répartition est inégale entre les Etats-membres comme le montre le tableau ci-dessous, mais la tendance est en marche.
Développement
du télétravail en Europe, 1998-99
(estimation
d’après différentes études et analyses effectuées
dans chaque pays concerné)
La raison d’un tel intérêt pour ces nouvelles méthodes de travail n’est pas une fascination pour la technologie elle-même, mais plutôt un désir commun de maximiser leur impact bénéfique sur la compétitivité, la productivité et les conditions de travail en Europe.
Tous ces développements, et toutes ces transformations, changent bien sûr le travail et l’emploi de façon importante ; en fait, ils délimitent les nouvelles formes de travail à distance qui commencent à émerger.
L’expansion du travail à distance
Une mutation profonde a été
amorcé en ce qui concerne le lieu de travail pour pratiquement tout
le monde en Europe, que ce soit dans l’environnement d’un bureau traditionnel
ou dans de nouvelles situations de travail. Chacun aura besoin d’apprendre
à travailler autrement à l’avenir, en utilisant des technologies
différentes, en s’organisant de façon nouvelle, et en s’attaquant
à de nouveaux, ce qui sera très stimulant pour la plupart
des gens.
| 1ère
période : le travail à distance frileux
Années 80 : les travailleurs européens se comptent d’abord en milliers pour atteindre le million à la fin des années 80. Le travail à distance était un sujet de discussion pour certains chercheurs et politiciens, et pratiqués seulement par une poignée de personnes et par l’élite technologique. |
| 2ème
période : le travail à distance balbutiant
Du début à la moitié des années 90 : il y a 1,5 à 2 millions de télétravailleurs en Europe. Des groupes économiques avant-gardistes ont suivi, spécialement ceux dont les ressources et l’autorité leur permettaient de déterminer leurs propores façons de travailler sans en recourir à des supérieurs. |
| 3ème
période : le travail à distance en développement
1997-98 : il y a entre 2 et 4,5 millions de télétravailleurs en Europe (ce qui est probablement sous-estimé). Le travail à distance a décollé à cette période pendant laquelle des esprits se sont rencontrés et des objectifs ont commencé à se former entre un nombre important de décideurs (qui commençaient à voir les bénéfices économiques du travail à distance) et d’employés (qui eux commençaient à comprendre et à se renseigner sur les bénéfices que pouvait apporter le télétravail à leur vie professionnelle et à leur vie privée). |
| 4ème
période : le travail à distance en plein essor
En 1999 : il y a plus de 9 millions de télétravailleurs en Europe. Le travail à distance s’épanouit : il commence à présenter un nombre important de caractéristiques et de formes, à entrer dans de nombreux et différents secteurs et situations, et à utiliser de multiples techniques et méthodes, ceci relevant toutefois de la même caractéristique, qui est d’être rendu possible grâce aux NTIC. Dans ce contexte, le travail à distance devient en fait la nouvelle forme de travail. |
En 1999, le travail à distance,
comme concept et comme pratique, se fond et évolue vers un ensemble
d’autres développements et innovations, tels que le commerce électronique,
la gestion des connaissances, la globalisation du commerce et des marchés,
les organisations et équipes virtuelles, le développement
du capital intellectuel, des qualifications et des compétences,
la coordination, les organisations de qualité, l’économie
digitale ou de réseau, la production dématérialisée
ou impalpable, etc...
Le travail à distance basé
sur ou permis par les NTIC, représente la nouvelle perspective de
travail de la société de l’information.
Ainsi le travail à distance possède aujourd’hui de nombreux noms et apparaît sous de nombreux aspects, autant que par de nouvelles manières et méthodes pour travailler : travail nouveau, travail en réseau, travail virtuel, etc... Travailler à distance catalyse le changement dans le travail et a des effets qui vont au-delà dans plusieurs domaines qui vont être abordés sous quatre angles :
Statut du travail à distance en Europe
Le télétravail européen
a connu, en 1999 une période de croissance très rapide. Alors
que nous nous apprêtons à entrer dans le troisième
millénaire, plus de 9 millions d’individus ont adopté de
nouvelles méthodes de travail impliquant directement l’emploi des
technologies en réseau. Les précédents rapports sur
la situation du travail à distance publiés par la Commission
européenne en 1997 et 1998, ont révélé qu’entre
1,5 et 2 millions d’individus en 1997, et environ 4,6 millions d’individus
en 1998, ont été concernés par le travail à
distance en Europe. Aujourd’hui, en 1999, il se peut que ce niveau ait
doublé, bien qu’il semble, de toute évidence, que ces chiffres
aient été sérieusement sous-estimés au cours
des années précédentes.
Les résultats d’une nouvelle
étude, entreprise dans le cadre du projet EcaTT et réalisée
de façon homogène dans 10 des 15 Etats Membres, sont actuellement
publiés pour la première fois. Ces chiffres montrent qu’en
1999, entre 6 et 9 millions d’européens ont adopté de nouvelles
méthodes de travail impliquant l’emploi direct des technologies
en réseau. La différence entre ces deux chiffres dépend
du degré d’utilisation des méthodes de télétravail
adoptées. Plus de 6 millions d’européens télétravaillent
d’une façon qui affecte de façon significative leur vie professionnelle
et les arrangements pour lesquels ils ont opté sur le plan de l’organisation.
L’étude EcaTT indique en outre
que 60% de travailleurs supplémentaires, qui ne travaillent pas
encore, sont intéressés à la perspective de le faire
dans le futur. C’est la raison pour laquelle le potentiel de croissance
du télétravail est important.
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